Computing Power to the People

The Official Qarnot Blog

< Back

Reuse of waste heat : finally recognised by the French law!


by Hermine Daru - July 24, 2018 - French

To read this article in French, see below.

 

 

The “ELAN law” is a new piece of the French national legislation recognising the reuse of waste heat within buildings as an eco-friendly act!

With this law, tertiary buildings will contribute to the energy transition

In the first instance, the bill, setting the framework for the evolution of housing, territory planning and new technologies, was solemnly voted on June 12th, 2018 at first reading by the French Assemblée nationale, after 90 hours of debate and almost 3000 amendments tabled. It was examined and accepted by the Sénat end of July 2018.


Expectations are high for this law, on social housing, urban planning, building regulations, but also for the digital and energy transition. Estimates show that 22% of CO2 emissions in France come from building electricity consumption.

The article 55 of this bill defines the main energy, digital and ecological framework of the law and sets an ambitious objective for the tertiary sector: cut down on energy consumption in tertiary buildings by 40% (compared to 2010) in 2030. It replaces the draft “Tertiary Decree” promulgated by the Grenelle 2 law and then canceled twice.

Reusing the building’s waste heat for its own ends: a virtuous circle finally recognised as such

Qarnot warmly welcomes the paragraph 11 on waste heat. First introduced through an amendment by deputies and rewritten by the Government, the text says: “The waste heat consumed by buildings subject to an obligation may be deducted from the consumption, thus helping to achieve reduction objectives.”


What does this law mean? It means that efforts made by an owner or operator of a tertiary building to consume the waste heat produced by his building will be considered as an ecological effort, along with other actions led to reduce the building’s energy consumption.

Waste heat recovery is an ecological and sustainable solution: it is the natural response to energy waste issues, and we are glad that the law finally values it!

The explanatory memorandum to the initial amendment suggested by the deputies explicitly took as an example the heat generated by data centers. In France, according to the ADEME (French Environment and Energy Agency), 3.6 TWh of waste heat were produced in 2017, representing enough energy to heat more than the entire office park in the Paris region! *

Since 2014, Qarnot installs computing heaters in offices and residential buildings. By performing remotely complex calculations for banks, 3D animation studios and research labs, the processors embedded inside the heater generate heat that is used directly inside the buildings, thus allowing waste heat recovery.

Driven by increasingly complex and powerful algorithms, our computing needs are largely increasing. Reusing waste heat generated by IT devices is one way to build more sustainable digital structures and create energy synergies between data center activity and the building industry, so far separated.

 

This amendment encourages building managers to use alternative and innovative solutions to reuse waste energy. Qarnot applauds this step towards a virtuous energy circle: digital waste can become a resource!


This figure is an order of magnitude. It is based on a Dalkia EDF project in which the 26 GWh of heat released by the data center in the ZAC of the Prieuré heated 600,000 m² of office premises. Given the fact that there is about 54.2 million sqm of offices in the Ile-de-France region, 3.6 TWh (3600 GWh) of waste heat could heat heat such a surface.

 

———————

 

Réutilisation de chaleur fatale : enfin reconnue dans la loi !

 

Le projet de loi ELAN voté à l’Assemblée nationale reconnaît la valeur écologique de l’utilisation de la chaleur fatale dans les bâtiments. Enfin !

 

Avec ELAN, les bâtiments tertiaires mis à contribution de la transition énergétique

Le projet de loi ELAN, portant sur l’évolution du logement, de l’aménagement et du numérique, a été voté solennellement le 12 juin 2018 en première lecture à l’Assemblée nationale, après 90 heures de débat et près de 3000 amendements déposés. La loi ELAN a été amendée et adoptée par le Sénat fin juillet.

Les attentes sont grandes vis-à-vis de cette loi, pour le logement social, les règles d’urbanisme, les réglementations dans la construction, mais aussi pour la transition numérique et énergétique. On estime en effet en France que 22% des émissions de CO2 proviennent de la consommation énergétique des bâtiments.

L’article 55, en particulier, qui définit les grandes lignes de ce chantier énergétique, numérique, et écologique, prévoit un objectif ambitieux pour le tertiaire : réduire de 40% (par rapport à 2010) les consommations énergétiques dans les bâtiments tertiaires en 2030. Il remplace le projet de “décret tertiaire” promulgué par la loi Grenelle 2 puis annulé à 2 reprises.

Qarnot accueille avec un entrain tout particulier l’introduction à l’alinéa 11, de la prise en compte de l’utilisation par le bâtiment tertiaire de l’utilisation de sa chaleur fatale.

Réutiliser la chaleur dégagée par le bâtiment pour ses besoins propres : un cercle vertueux enfin reconnu comme tel

Initialement introduit par un amendement déposé par un groupe de députés de la majorité, puis modifié par un amendement gouvernemental, ce texte est rédigé comme tel : “La chaleur fatale autoconsommée par les bâtiments soumis à obligation peut être déduite de la consommation, contribuant ainsi à atteindre les objectifs.

Qu’est-ce que cela veut dire ? Cela signifie que les efforts déployés par le propriétaire ou opérateur d’un bâtiment tertiaire pour autoconsommer la chaleur “fatale” dégagée par les serveurs informatiques de son bâtiment seront pris en compte comme un effort écologique, au même titre que d’autres actions ayant pour effet de réduire les consommations d’énergie du bâtiment. La récupération de chaleur fatale est une solution écologique et durable : c’est une évidence, et nous nous réjouissons que la loi le reconnaisse enfin aujourd’hui !

L’exposé des motifs de l’amendement initial déposé par les députés prenait explicitement pour exemple la chaleur dégagée par les serveurs informatiques ou “data centers”. En France, ce gisement de chaleur fatale est estimé par l’ADEME à 3,6 TWh de chaleur perdue, soit assez pour chauffer plus de l’intégralité du parc de bureaux franciliens* !

Depuis 2014, Qarnot installe dans des bâtiments de logements et de bureaux ses radiateurs-ordinateurs, qui permettent de récupérer la chaleur dégagée par des processeurs réalisant à distance des calculs informatiques complexes pour des acteurs ayant de grands besoins en infrastructure informatique, comme de grandes banques ou des laboratoires de recherche.

Tiré par des algorithmes de plus en plus complexes et puissants, notre besoin en informatique n’est pas prêt de se tarir. Réutiliser le déchet qu’est la chaleur dégagée par ces processeurs est une des voies permettant d’imaginer une informatique plus durable et de créer des synergies énergétiques entre le monde du data center et celui du bâtiment, jusqu’ici séparés.

 

Cet amendement encourage les gestionnaires de bâtiments à recourir à des solutions alternatives et innovantes pour réutiliser l’énergie produite passivement. Qarnot salue cette dynamique, ce pas en avant vers un cercle vertueux énergétique : le déchet numérique pourra devenir une ressource !

 

* Ce chiffre est un ordre de grandeur. Il s’appuie sur un projet de Dalkia EDF qui a permis de chauffer 600 000 m² de locaux tertiaires et d’équipements grâce au 26 GWh de chaleur générée par le data center de la ZAC du Prieuré. Sachant que le parc de bureaux franciliens est estimé à 54.2 millions de m² en 2017, on estime que les 3,6 TWh (3 600 GWh) de chaleur fatale libérée par les data centers de France permettrait de chauffer une telle surface.